Voyages de rêve, rêves de voyages

Voyages de rêve, rêves de voyages

Quartier Opéra, Tuileries, Champs Elysées, Châtelet (1er, 2e, 8e, 9e)


Le Pharamond

Si vous aimez les tripes à la mode de Caen c'est ici qu'il faut venir sans hésiter !

 

L'adresse de ce resto, classé monument historique"rue de la Grande Truanderie" fait songer au vieux Paris moyenâgeux.
C'est dans cette rue mal famée que le passant imprudent se faisait trousser par des vide-goussets et des tire-laine.
Aujourd'hui les"pickpockets" et revendeurs de drogues du Forum des Halles ont remplacé les vide-goussets. 
Provinciaux et étrangers de passage, méfiez-vous !

Ce n'est pas au Pharamond, de toute façon, que vous vous ferez "truander".

 

 

C'est au calme, à l'abri des voitures sur une place piétonne ombragée
et dans un cadre superbe
 (inchangé depuis 1900), que vous dégusterez les meilleures spécialités normandes accompagnées d'un excellent choix de vins.


 

A la carte vous trouverez entre autres :

- la suprême de volaille au cidre

- l'andouillette faite main avec frites maison

- l'entrecôte normande

- la cassolette de saumon à la dieppoise

et bien sûr les incontournables tripes à la mode de Caen en hommage à Alexandre Pharamond, premier propriétaire du lieu en 1879.


 


Photos ci dessus empruntées au site.


A la carte il faut compter dépenser environ 40 euros par personne.

 

Mais une formule plat-dessert ou entrée-plat est proposée à midi pour 14 € 90. Véritable aubaine dans ce quartier.

 

Aux gourmands qui souhaitent terminer leur repas par une douceur d'autrefois, je recommande le remarquable pain perdu.


 

Le Pharamond. Site officiel


16/07/2013
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Momo

Besoin de dépaysement ? Rendez-vous alors en plein coeur de Paris.

 

Momo est un charmant petit resto taïwanais sur deux niveaux, situé juste en face du théâtre de La Michodière. Il fait figure de bastion de résistance en plein quartier japonais.

 

Evoquons rapidement les points négatifs pour mieux les balayer d’un revers de la main :

- Deux salles bruyantes (une au rez de chaussée, une au 1er étage) envahies par les vapeurs d’eau. Porteurs de lunettes, vous n’y verrez rien pendant les premières minutes suivant votre arrivée. 
J’en ris d’avance; moi j’ai failli tomber dans l’escalier en colimaçon.
- Tables un peu trop rapprochées ce qui permet de suivre de très près la conversation de vos voisins et même de goûter très discrètement leurs plats :-) 
Voilà c’est tout pour les défauts. Vraiment pas de quoi fouetter un chat chinois !

Passons aux points positifs :

- Le service assuré par deux jeunes Taïwanaises est souriant et d’une efficacité redoutable. Ces demoiselles courent, volent, virevoltent. Quelle énergie !
- Tous les produits servis sont frais et la cuisine est originale, généreuse et vraiment goûteuse.
A midi, un menu à 13 € comprenant deux entrées, un plat et un thé (ou un dessert) est proposé. Il vous est apporté sur un plateau.
Soupe au nouilles et boeuf pour moi,

accompagnée d’une boulette de porc, d’aubergines et de choux et arrosée d’un étonnant thé au chrysanthème.
“Attention monsieur, la soupe est piquante” prévient la serveuse.
Elle a bien fait de me mettre en garde car effectivement le chef ne lésine pas sur les piments. 
Le palais une fois calmé, je reconnais que le bouillon se déguste avec grand plaisir, les nouilles sont al dente et le boeuf tendre à souhait me rappelle mon bon vieux goulache (mais si, mais si)
Madame a pris du cabillaud et s’est régalée, mademoiselle a adoré sa marmite de boeuf au saté.
Cette excellente maison est prise d’assaut tous les midis et assure plusieurs services, elle fait salon de thé l’après-midi. Le thé aux perles de tapioca est connu de tous les habitués.

Des adresses de cette qualité à ce prix ne sont pas légion en plein centre de Paris. Allez-y sans hésiter !


“Au revoir mesdemoiselles, nous reviendrons”

 

Adresse : 7 rue de la Michodière, 75002 Paris

 Métro :

  • Quatre Septembre (0.2 km)
  • Pyramides (0.2 km)

Contact : 01 42 65 38 90 


13/04/2013
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Rue des Martyrs

Promenons-nous, rue des Martyrs !

Cette rue, longue de presque un kilomètre, part de l’Eglise Notre-Dame-de-Lorette dans le 9e arrondissement et vous conduit en une lente montée jusqu’à la butte Montmartre dans le 18e.
Elle frôle et chatouille Pigalle et ses p’tites femmes et traverse le quartier très tendance des Abbesses.



De jour comme de nuit, c’est une des artères les plus animées et les plus sympathiques de Paris.


Bordée de commerces de bouche de qualité :
boulangeries, pâtisseries, boucheries, charcuteries corses (ou non), traiteurs, poissonneries, marchands de vins d’exception (ou de picrates), de fruits et légumes…, elle fait le plein lej our

A la nuit tombée, elle attire les fêtards de Paname avec :
- ses nombreux restaurants, (Le Petit Budapest, le Paprika, (voir article), l’Epicerie…),

 

- ses bars (Le bistro 82, lieu de toutes les perditions, voir article),

 


Toulouse Lautrec venait “croquer” les buveuses du quartier

- ses cafés, cabarets et salles de spectacles (Michou, Le Divan du Monde)

 

Toulouse Lautrec, encore lui, était un client assidu du Divan Japonais, le cabaret du 75 rue des Martyrs, ancêtre du fameux Divan du Monde, salle de concerts très prisée aujourd’hui



Le Divan Japonais par Picasso qui appréciait également le n°75

 

- La rue propose aussi ses hôtels au promeneur fatigué (ou non). Le fameux hôtel Amour (voir article) peut louer des chambres à l’heure à ceux qui auraient des idées bien précises


Toulouse, toujours lui, en connaissait un rayon en matière d’amour

Autrefois populaire et fréquentée par les artistes de la Butte (Toulouse Lautrec, bien sûr, Picasso, Utrillo…) elle est devenue branchée et chère.
Elle aimante aujourd’hui les bobos fortunés, comédiens, réalisateurs, présentateurs de télé etartistes aisés qui y résident en grand nombre.

Elle reste malgré tout incroyablement vivante et résiste vaillamment à l’invasion des supermarchés.
Ici le petit commerçant reste le roi.

Vous vous demandez peut-être pourquoi elle se nomme rue des Martyrs.
L’ histoire est belle et mérite d’être racontée :

Simple chemin sur le plan de Jouvin de Rochefort (1672), elle fut primitivement dénommée rue des Porcherons, puis rue des Martyrs et, de 1793 à 1806, rue du Champ de Repos. 
Après la construction de l’enceinte des Fermiers Généraux, la partie située au-delà du boulevard fut appelée chaussée des Martyrs ; elle fut de nouveau réunie à la rue des Martyrs par arrêté préfectoral du 2 avril 1868.

Mais venons-en au fait ! 
Elle fut ainsi nommée car elle aurait été empruntée, selon une très ancienne tradition, parSaint Denis, premier évêque de Paris, martyr, sous l’empire romain
Après avoir été décapité, vers l’an 270, il marcha sur cette route, tenant sa tête entre les mains, pour s’écrouler six kilomètres plus au nord, où fut fondée la basilique de Saint-Denis.
Etonnant, non ?



Le martyr Saint Denis portant sa pauvre tête. (Notre Dame de Paris)


 

11/03/2013
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Le Paprika

La Hongrie est connue pour le " Gulyàs " et le Paprika.


Les deux sont d'ailleurs indissociables. Un gulyàs sans paprika n'est pas un gulyàs 
(ou goulache, ou goulash, ou encore gulasch pour les Viennois et les Berlinois,
sûrement pas goût lâche en tout cas !)


Gulyàs levès d'un rouge paprika

C'est tout naturellement que l'un des deux seuls restos hongrois de Paris a pris le nom de cette épice qui bouscule les sens en excitant les papilles.

C'est peu dire que le paprika est fort ! Il peut littéralement vous arracher la langue et les joues. 
Enfin, il faut savoir l'utiliser à petite dose et il devient excellent.

Le restaurant de l'avenue Trudaine offre un riche choix de spécialités "magyar" mais aussi françaises. Le cadre est assez cossu et rappelle les maisons hongroises, le service est aimable même si parfois un peu lent.

Aux beaux jours, on peut manger en terrasse et observer l'une des plus romantiques avenues de Paris.


Clic, clac.

Deux menus abordables vous sont proposés à midi à 12 et 20 euros. 
A la carte, en faisant attention, vous vous en tirerez pour environ 35 d'euros.

Mais l'idéal est de venir le soir pour déguster la cuisine magyar au son des violons tziganes (renseignez-vous avant, l'orchestre n'est pas toujours là !)

C'est, accompagné de mon ami viennois Jürgen que j'ai dîné ici pour la dernière fois. Cela remonte au mois d'avril dernier.
Une petite folie ce repas, regardez plutôt !

MENU MUNKÁCSY A 83 € ( oui bon, on ne vit qu'une fois, il paraît )


Ciel d'orage au-dessus de la Puszta par Munkàcsy, le plus célèbre peintre hongrois.

Voici donc le menu pantagruélique :

- En guise d'apéritif le Tokaji 5 puttonyos (excellent et fameux vin doux) et ses Làngos (genre de beignet)

Le Tokaji, meilleur vin hongrois.

 

- Suivi de la Ronde d'entrées hongroises : la crêpe de Hortobágy, un strudel aux morilles, le Körözött, et foie gras aux oignons confits et griottes
Une ronde qui cale déjà sérieusement

- Puis au choix : le filet de bœuf aux morilles, la Canette rôtie aux choux rouges, le Sandre à l'aneth, ou la Goulache de veau transylvaine aux choux.

Aïe, aïe, aïe !

- Enfin le dessert également au choix:
Strudel aux pommes, Strudel aux griottes, Somlói galuska,
Roulés aux noix et pavot,
la Gundel palacsinta (fameuse crêpe au chocolat du nom de son créateur M. Gundel))

½ de vin de Hongrie (Egri Bikavér traduc. Sang de taureau)
Eau minérale
Café et chocolat noir guanaja

En option un petit digestif proposé par le patron Csekö Làszlo, le barack pàlinka (alcool d'abricot) pourJürgen ou le körte pàlinka (alcool de poire) pour moi.

Ouille, ouille, ouille !

(En rouge ce que j'ai choisi, si je me souviens bien Jürgen a pris le filet de boeuf et le strudel aux griottes et il s'est régalé)

Un autre menu appelé Hollossy à 106 € (!) peut être aussi commandé. Son thème est le fameux foie gras hongrois. Je vous en épargne la description, je pense que vous n'avez plus faim.


Hollossy, (autre peintre figuratif hongrois).

Du vin et de la musique; il ne manque que les femmes.

Des menus beaucoup plus accessibles sont également proposés, je vous rassure.
A partir de 23 € sans le vin.

Rien de tel que quelques notes aiguës dans les oreilles pour nous aider à digérer ce repas riche en calories mais succulent et nous inciter à danser avec les clientes du resto.

A notre grande surprise elles étaient presque toutes là, les joues rouges et les yeux pétillants, épanouies, belles :

Oduse, Sylvie, Nanef, Babou, Bretelle, Caro, Perga, Sandrine (Sarah), Solene, Izy, Limoncina, Kerta, Natnutella, Sacha31, Kala, Magalie, Parfmellon, Julirou, Gilde, Laurence, Alligator, Shashi, Lililo, Manais, Gasparine, Stephanied, Isabai, Luby, Bidulette, Vertigo, Angelix, Klo, Shunn, Chcmj, Grenouillon, Flim, Mari4000, Alicia, Ceruleeann, Praline, Y-Ling, Stéphanie, Tissette, Yenya, Lilimoor, Gaspachio, Kellani, Skysky, Capoeira, Nanarj, Vanessa45, Virginie, Roromi...
si j'en oublie une, elle va m'étriper

Nous avons dansé avec ces belles dames jusqu'à l'aube.


13/02/2013
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Passage Verdeau

  1. Si vous voulez vous plonger dans l'atmosphère du Paris du XIXe siècle, venez donc vous promener Passage Verdeau entre le 31 bis de la rue du Faubourg Montmartre et le 6 de la rue de la Grange Batelière dans le IXe arrondissement.

     

    J'aime m'y abriter et admirer les boutiques d'un autre temps quand il pleut,
    neige, vente ou même quand le soleil tape trop fort. Ce qui fait quand même pas mal d'occasions en une année.

    Des passages couverts comme celui-ci, il n'en reste plus qu'à peine une vingtaine aujourd'hui à Paris et pourtant ils étaient plus de cent au XIXe siècle.

    On ne devenait pas passage comme ça, c'est un statut qui se méritait.
    En 1835, l'auteur dramatique Auguste Luchet a fixé les règles à respecter pour prétendre à ce statut si convoité de passage :

    être réservé aux piétons, relier deux rues animées en offrant un raccourci à qui l'emprunte,être bordé de boutiques, avoir une couverture protégeant des intempéries mais laissant passer la lumière, être éclairé par un moyen artificiel ; enfin le luxe doit faire partie de son architecture et figurer dans ses boutiques comme dans les articles qui y sont vendus "

    Avant la vogue des Grands Boulevards, ces passages couverts constituaient pour les parisiens de l’époque un havre de tranquillité puisque ils pouvaient s'y promener à l’abri de la pluie, des fiacres et des sols crottés.

    Le Passage Verdeau, ouvert en 1847, a conservé le nom d’un des actionnaires de la société duPassage Jouffroy qui est dans son prolongement de l'autre côté du boulevard. Il conduit également au Passage des Panoramas dans le 2e arrondissement.
    Particulièrement lumineux grâce à sa grande verrière métallique, il a été conçu par l’architecte Jacques Deschamps dans un style néoclassique très sobre.

    Il a connu un succès moindre que le Passage Jouffroy bien que des commerces de qualité y aient élu domicile : l’imprimerie Largeau, et la librairie Gabriel qui édita plusieurs volumes d’Isidore Ducasse, comte de Lautréamont.

    Aujourd’hui, le passage a perdu un peu de son luxe mais rien de son charme. La réouverture de la nouvelle salle Drouot l'a redynamisé.

    Des restaurants, des pâtisseries-salons de thés et des boutiques pittoresques datant pour certaines de 100 ans (graveur Stern, marchand d'appareils photo d'occasion, magasins de brocante, marchand de cartes postales anciennes...) attirent touristes et Parisiens. (voir photos)


    Une vidéo consacrée à tous les passages parisiens

    Venez donc flâner Passage Verdeau et profitez-en pour jeter un oeil aux Rennes du Père-Noël, oeuvre de l'artiste méconnue Nanef qui expose juste à coté du graveur Stern.




    Les Rennes du Père-Noël, tableau (très) naïf de la peintre Nanef.


13/02/2013
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